Comment des petits bonbons m’ont permis d’éviter la crise de nerfs!

Récemment, lors d’une conférence donnée dans le cadre du Salon de l’autisme, j’ai admis un de mes « crimes » de mère indigne!

C’était le début de l’hiver. Alors que mes enfants avaient un peu plus de 2 ans ½ et 3 ans ½ et que ma petite dernière n’avait que quelques mois, les séances d’habillage me pesaient lourd, mais vraiment lourd, sur le dos. Aucun scénario ne venait à bout des pleurs, des cris et des refus… Quand j’habillais les grands en premier, ils finissaient par se déshabiller avant même que la petite ne soit installée dans sa coquille. Quand je m’habillais la première, je finissais trempée dans mon manteau d’hiver clairement trop chaud pour ces séances d’habillage interminables…

Oui, il y avait des matins magiques où tout ce beau petit monde collaborait… Mais ils étaient rares! Trop rares! Plus souvent qu’autrement, le tout se terminait avec trois enfants en pleurs… et une maman qui se retenait pour ne pas s’effondrer elle aussi! Bien sûr, j’ai essayé plein de trucs tout en me disant que les salopettes et les bottes d’hiver n’auraient certainement pas le dernier mot! Mais, rien ne fonctionnait. J’étais au bord de la crise de nerfs!

Un matin, j’ai pensé « aux grands maux, les grands moyens »… Et j’ai sorti les PEZ. Je savais que ce renforçateur alimentaire serait assez efficace! Parfois, il faut savoir choisir ses batailles!

Pour obtenir un PEZ – je dis bien UN – il fallait simplement s’exécuter à la première demande. Cela impliquait de mettre ses bottes, de mettre son manteau et de s’asseoir dans son banc d’auto. J’ai dit « adieu » aux salopettes : vraiment trop compliqué et inutile d’insister sur ce point puisque, de toute façon, le véhicule, muni d’un démarreur à distance, était toujours assez chaud.

Évidemment, ils ont essayé d’obtenir des bonbons pour un tas d’autres trucs : se brosser les dents, s’habiller, ranger les jouets, etc. La réponse était « non » tout le temps. Les PEZ étaient exclusivement utilisés le matin au moment du départ. Je savais trop bien que plus un renforçateur est rare et désiré, plus il est efficace! Je n’allais pas gâcher ça!

Le plus difficile était certainement de refuser aux enfants de leur donner leur bonbon lorsqu’ils ne s’exécutaient pas à la première demande. Ce n’était pas difficile de dire « non »… C’était difficile de ne pas céder à leur tentative de marchandage, de séduction et de manipulation. Les enfants peuvent être très créatifs lorsqu’ils veulent quelque chose! Par chance, cela n’arrivait que très rarement.

Un bon matin, j’ai été pris de court… Le distributeur de PEZ était vide. Celui de rechange aussi. Les enfants m’ont servi leur air de « mais là, fais quelque chose maman ». Je leur ai dit : « Bon! Pour ce matin, il faudra vous contenter d’un bisou! Maman est vraiment fière de vous! ». J’ai profité de l’occasion pour espacer les bonbons. Chaque matin, les enfants me demandaient si j’étais fière d’eux et je leur répondais avec le plus beau des sourires : « Oui, et toi? Es-tu fier de toi? ». Au printemps, ils n’avaient plus « besoin » de leur PEZ. Heureusement pour moi, mère indigne, qui avait motivé ses enfants avec des petits bonbons durant tout l’hiver! Rien n’empêche qu’ils m’auront permis d’éviter la crise de nerfs!!!

Si vous vivez une situation difficile, sachez qu’il y a d’autres trucs encore plus efficaces que les bonbons pour éviter la crise de nerfs et se faire écouter de ses enfants! Nous aurons l’opportunité d’en rediscuter!

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